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Si la nature s'éveille précocément, le
gel de printemps peut anéantir tout ou partie de la récolte
en devenir.
Vient ensuite le temps de la fleur de vigne.
S'il fait beau, la plupart des fleurs seront fécondées.
Si la pluie ou la fraîcheur s'installe durant cette
période, une partie d'entre elles avortera, une autre
donnera de minuscules grains. On les nomme localement des
" miassons ", le terme technique est le millerandage.
Les sarments poursuivent leur croissance. Leur masse augmentant,
il faut les attacher pour éviter que le vent ne les
casse et qu'ils tombent à terre.

Avant |

Après |
Sur l'exploitation nous avons opté pour une ficelle
qui passe de part et d'autre de chaque rang de vigne. De ce
fait, le feuillage est idéalement exposé au
soleil et l'aération est optimale.
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" ... Je sais combien il faut, sur
la colline en flamme
De peine de sueur et de soleil cuisant
Pour engendrer ma vie et pour me donner l'âme ... "
Baudelaire (L'Ame du vin)
Bien entendu, l'herbe pousse elle aussi.
En la laissant s'installer, les racines aèrent naturellement
le sol.
Certaines d'entre elles vont chercher dans les 15 à
30 premiers centimètres du sol des éléments
qu'elles restitueront en se désagrégeant et
qu'on nomment terroir.
Ainsi, il est superflu de labourer les vignes (ce qui se fait
depuis seulement 150 ans
). En effet, l'opération
tasse le sol en profondeur (au-delà des outils) et
permet à différents ravageurs (champignons,
insectes) de se cacher un peu plus profondément.
Mais laisser l'herbe croître s'accompagne d'un surcroît
de travail : il faut la tondre.

Avant |

Après |
Ainsi, grâce aux
herbes, le sol est donc aéré, plus riche en
micro-organismes et son érosion est grandement freinée.
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